Archive for the ‘crayon’ Category
Une autre matinée
Peter sentait la chaleur du jour naissant lui sécher les perles de transpiration qui ornaient son visage. Ébloui par tant de beauté il regarda la ville, SA ville. Les poings endoloris, il souriait car il avait passé la nuit à rendre son territoire plus sûr. Alors que la fatigue embrumait ses pensées, il se laissa partir en arrière pour un repos de quelques heures. Avant de sombrer complètement il entendu son coloc remuer dans la chambre mitoyenne.
EN AVANT !
Le bombardement orbital avait transformé la surface de Magnolia en un désert ardent, ravagé par des tempêtes radioactives. Le sergent Serutus foulait ce qui avait été le marché aux fleurs le plus réputé de la planète. Des langues de flammes venaient lui lécher le bas de son armure. Il écrasa de sa lourde botte blindée un foyer qui terminait de se consumer, celui ci avait une forme humaine. Il adressa rapidement une prière de remerciements à l’Empereur pour lui avoir permis de nettoyer ce nid d’hérétiques lubriques. Il vérifia son chargeur et tapota son arme satisfait. Il allait avoir besoin d’elle maintenant. Les survivants s’étaient réfugiés dans les souterrains, il faudrait terminer tout ça à la mano. Il écrasa quelques crânes consumés en se dirigeant vers le trou le plus proche.
La centième
Plusieurs matins par semaine il se postait à la fenêtre. Plus personne ne venait à ce niveau, en témoignait la couche épaisse de poussière qui recouvrait le plancher. Chaque pas soulevait des volutes fainéants qui se recouchaient lourdement. Il scrutait la mer de nuage qu’il surplombait. La tour devait maintenant être immense, elle ne s’arrêtait jamais de monter, laissant des étages inférieurs inhabités. Il aimait ses endroits où il pouvait se cacher des heures durant et dessiner un monde où il pourrait marcher en ligne droite pendant des heures. Pour la centième fois il s’accouda au rebord, pris une profonde inspiration et lança l’avion en papier de toutes ses forces. Le message qu’il avait écrit cette fois-ci était très simple : “Hello, mon nom est Tam !”
1 contre 12
Un bon ami à moi m’a donné un truc qu’il utilisait lorsqu’il croisait des bandes de gorilles dans la cîté ou il vivait. Au moment précis où il les dépassait, c’est à dire le moment où ceux-ci auraient pu lui adresser la parole et potentiellement l’agresser, il se mettait à bailler à s’en décrocher la machoire. Ca créait une rupture dans le rapport de forces qui ne manquerait pas de s’ammorcer. Moi qui a grandi entre deux ensembles de barres, j’ai du mettre inconsciement en oeuvre ce genre de stratagèmes : je n’ai jamais vraiment eu d’ennuis. Mais il faut croire que les choses ont changé depuis vingt ans.
Les tunnels
Chaque nuit, ils les bombardent. Chaque jour, à 5 h, après s’être assuré que ses deux fillettes dormaient bien, l’ainée serrant la plus petite, il descend rejoindre son frère qui l’attend déjà en bas sur sa petite moto japonaise. C’est le genre à arriver en avance, son frère. Il ne se laisse pas réveiller par le passage des f16, ni par les explosions à moins de 100 m de son appart. Tranquillement il fume une cigarette, la dernière de la journée. Après un court trajet, il s’arrête dans un terrain vague et cachent la moto sous une bache. Il soulève une caisse et entreprend de descendre dans le tunnel ainsi révélé. L’air saturé de poussière est atrocement chaud. Il transpire instantanément sous le cheich qu’il s’est noué autour du visage. Il balade sa lampe torche et constate les dégats. Ca va. Ils vont creuser la matinée et le boyau sera à nouveau opérationnel. Normalement un jeune cousin les accompagne, mais il est tombé malade à cause du phosphore des bombes qui se mèle au sable. Pour ramener quelques cartons de cigarettes, des médicaments s’ils ont de la chance, il creuse sous le mur.
Feel good inc

L’ennui fatigue, la plus grande source d’épuisement de notre société ne vient pas du travail, mais de l’ennui au travail. On se lève en pleine forme, on prend le bus après avoir attendu sous la pluie, puis on s’assoit les pieds trempés devant un ordinateur qui vous observe de son grand oeil morne. On lit les news, quelques mails, un ou deux sites pornos pendant que le patron engueule la standardiste. Il n’est que dix heures mais on dort déjà debout. 1 litre de café et un paquet de camel ne pourront rien y changer. On est tellement épuisé qu’on arrive plus à dormir, alors on mélange alcool et télévision en espérant que demain le réveil ne sonnera plus jamais.
Drones

Le drone ou UAV (pour Unmanned Aerial Vehicle), cet avion sans pilote permet d’emporter du matériel aussi bien pour des missions de reconnaissance, que de soutient en opération. Même si on est encore loin du t1000, ils représentent le futur de la guerre. Un futur sans visage… Car si ils enlèvent toute notion de danger pour l’équipage, les engins étant pilotés par des opérateurs basés à des kilomètres de là, on peut facilement imaginer les dérapages liés à un sentiment d’invulnerabilité. De plus les populations civiles vivent encore plus mal le fait d’être menacé par des machines.
Deux annonces
Bonjour à vous mes chers amis,
Tout d’abord vous pouvez suivre l’avancée de ma bd pour le concours 13m 28 du site Manolosanctis, vous pouvez même me donner votre soutient en vous inscrivant et me rajouter à vos favoris :
Mais également il y a quelques temps de cela, je lançait un grand concours international, le nombre des participants a dépassé mes plus intimes espérances, il est temps pour moi de révéler le nom du gagnant :
CHRISTOPHE SIVADIER tu es désormais l’heureux possesseur de l’original du dessin en jeu (soit dit en passant le sujet en était : “Le président Obama avance prudemment entre Républicains et Démocrates”). Il te sera donné en mains propres.
Bossez un peu, tas de parasites

9a doit être l’âge mais je deviens feignant, alors je vous laisse truver la meilleur légende pour ce post-ci. Et puis comme c’est bientôt mon anniversaire et qu’en cette periode de joie mon coeur s’enrobe de miel, je l’offrirais au meilleur.
M

Maud mesurait le monstre de ses mains menues.
“Miam, miam”, murmura-t’elle en minaudant. Elle maroufla de son minois la membrane du mahousse. Le matin, mystérieux, se métamorphosait en midi magnifique.
“Marevelous ! ” maugréa le mastard.



