Archive for the ‘au taf’ Category
L’histoire sans fond
So follow me,
Casse

Madmoiselle Sarah Disjenovicz appela un peu avant minuit. Elle avait été “visitée” alors qu’elle était à son club de collectionneurs d’armes lourdes. Lorsque l’équipe arriva au 26 Rider avenue, elle constata l’effraction d’une des fenêtres. Les malfrats s’étaient attaqués au clou de la collection Disjenovicz : un magnifique char PantherV avec peinture d’origine.
Concordance des temps
Notre agent à Rio nous fait parvenir une caricature extraite du journal le Charivari du 8 janvier 1849, représentant une pauvre Marianne assaillie par des sangsues Bonapartistes. Ceux qui auront lu ma participation au concours 13m28 de manolosanctis y retrouveront un écho amusant.
Le Tarot de Montbonnot

Il parait que si tu tombe dessus, tu mourras d’un accident de la route dans les 60 prochaines années.
Allé bon weekend !
Mais, mais, mais tu continue d’attendre

La rumeur des rues arrivait en sourdine, mais il sentait sa présence, humide, vivante. Depuis qu’il avait quitté le bazar en milieu d’après-midi la sensation de menace ne quittait plus Thomek. Ce n’étaient même pas les deux gorilles en faction en bas de l’immeuble qui l’angoissaient, ça il en ferait son affaire le moment venu. Non, c’etait plus lointain. Il se concentra sur la tâche qu’il était en train d’accomplir et s’efforça de ressentir distinctement chaque action de ses doigts. Mais il était tellement malade, jamais, jamais il n’aurait du prendre de supplément harissa.
Clues

Le poète se retourna et regarda l’étendu recouverte de neige. Aucune trace. Il n’imprimait plus la neige quand il marchait. Cela le laissa songeur pour le reste de sa promenade. Plus tard alors qu’il tentait de réchauffer ses vieux os devant une bonne brasée, il remarqua que ses mains devenaient de plus en plus transparentes. Il interrogea du regard, les portraits de famille accrochés aux murs. Eternellement silencieux, ils le laissèrent seuls avec ses questions, ses doutes et ses histoires en attendant qu’il s’éteigne doucement, le feu.
Off the wall

In glorious Basse-Terre

Radhia traversa le camps en serrant sa cape de pluie car le vent soufflait violemment. Elle s’approcha de l’enclos des officiers, car l’eau qui lui coulait sur le visage l’empêchait de bien voir. Jimini, la héla. “Hey baby, je suis là !” Elle sursauta et se retourna en grondant gentiment le jeune adjudant : “Marlowe, vous m’avez encore fait peur. Un jour ce sera mon coeur qui sautera.” Il fit passer ses mains au travers du grillage, elle les serra fébrilement. Un peu trop…
Une pillule bleue et blanche s’échappa. Elle l’écrasa vivement. Même si les petits trafics étaient tolérés dans l’enceinte du camps de transit, la drogue était encore fermement interdite. Pourtant chaque jour des dizaines de femmes et d’enfants tentaient leur chance.






