Mais, mais, mais tu continue d’attendre

La rumeur des rues arrivait en sourdine, mais il sentait sa présence, humide, vivante. Depuis qu’il avait quitté le bazar en milieu d’après-midi la sensation de menace ne quittait plus Thomek. Ce n’étaient même pas les deux gorilles en faction en bas de l’immeuble qui l’angoissaient, ça il en ferait son affaire le moment venu. Non, c’etait plus lointain. Il se concentra sur la tâche qu’il était en train d’accomplir et s’efforça de ressentir distinctement chaque action de ses doigts. Mais il était tellement malade, jamais, jamais il n’aurait du prendre de supplément harissa.